L'Atelier et son actualité

[INTERVIEW] Créateurs et passionnés – Catherine Vinuales et L’Atelier du Chocolat

Depuis Bayonne, elle a redonné une nouvelle jeunesse à cette entreprise toute en saveurs, qui a développé 35 boutiques en France et emploie 150 personnes… Après un parcours aussi varié que solide, Catherine Vinuales s’est lancée dans la reprise d’entreprise. En 2014, elle a relevé le défi d’apporter son enthousiasme pour redynamiser cette success story, alors au creux de la vague.

RENCONTRE.

Vous avez commencé votre parcours professionnel à la Fromagerie des Chaumes à Jurançon. Dans quel domaine ?

Catherine Vinuales – Je suis rentrée dans le Groupe Bongrain (devenu Groupe Savencia), après avoir fait L’Ecole supérieure de commerce de Toulouse. J’ai rejoint le marketing de la Fromagerie des Chaumes, avec parmi mes premières missions, celle de développer de A à Z un nouveau fromage bleu, que nous avons baptisé le Saint Agur. Après un passage dans la filiale de Périgueux, avec une approche grande consommation, j’ai pris la direction marketing des Chaumes à Jurançon. A 30 ans, j’étais la seule femme au comité de direction.

Et puis ?
C. V. –
 Après 10 ans à la tête de cette direction, j’avais envie de prendre la responsabilité d’une entreprise. J’ai quitté Bongrain pour compléter ma formation en suivant l’Executive MBA de HEC Paris, tout en cherchant à racheter une PME. Mais, ce n’est pas si simple de trouver une bonne opportunité. Du coup, j’ai créé mon entreprise de conseil, Grand Chêne Consulting, en me positionnant comme développeur de croissance rentable. Cela m’a permis d’augmenter mon champ de compétence au contact de petites unités comme de grands groupes.

Comment a commencé votre aventure avec L’Atelier du Chocolat ?
C. V. – J’ai eu un premier contact avec la famille Andrieu, fondatrice de L’Atelier du Chocolat à Bayonne, en 2010. Mais, la reprise n’a pas pu se concrétiser. Trois ans plus tard, ils m’ont rappelé. Cette “success story” traversait une période compliquée, après un développement spectaculaire qui lui avait permis de passer le cap des 10 millions d’euros de chiffre d’affaires. Elle était devenue déficitaire et il fallait redresser rapidement la situation. Finalement, nous avons trouvé un accord et je suis rentrée comme associée et présidente de l’entreprise, en 2014.

Vos premières initiatives ?
C. V. – Une remise à plat était nécessaire. Mais, j’ai voulu conserver les racines de L’Atelier du Chocolat, et renforcer ce qui faisait son identité profonde. D’abord, une manière de vendre très différenciante : on fabrique les feuilles de chocolat devant le client. Ensuite, une création emblématique, le Bouquet de chocolat, composé à la demande avec ces feuilles, et présenté dans des emballages très particuliers. Troisième pilier : la haute qualité du chocolat partagée dans la dégustation avec une approche très accueillante.

Lire la suite de l’interview […]

Article PresseLib’

Mardi 9 juillet 2019